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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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ATHÈNES .

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été, le premier coup dœil ne suffit pas pour convaincrede son extrême beauté ; on ne se sent pas pris, en la-percevant, de cet enthousiasme qui nous entraîne quel-quefois à la vue de monuments très-beaux, mais dunordre inférieur; en un mot, on néprouve' pas unede ces émotions victorieuses que produit létonnement :on napprécie que lentement à laide de la science, duraisonnement et de la réflexion.

Cest un fait constant pour nous que, pour com-prendre les derniers termes de lart, les chefs-dœuvreles [ilus parfaits, il faut en général passer par unecertaine série didées, il faut se résigner à la marcheprogressive de léducation. Lintelligence subit à soninsu ce travail de développement, et, pourvu quellesoit douée de cet instinct que léducation ne donne pas,mais quelle perfectionne, on arrive dune manièrelente quelquefois, mais certaine, à la juste apprécia-tion des choses dart. Cela sexplique dune manièretoute naturelle : ce qui frappe surtout les yeux etlesprit de lenfant ou de lhomme, ce sont les attitudesviolentes, les poses déclamatoires, les situations inat-tendues. On est plus sujet à subir des impressions decrainte, détonnement, de fureur, quà se pénétrer deseffets profonds qui résultent de la beauté simple et