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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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ATHÈNES -25

vivant. Les plis île la draperie semblent se former ettrembler encore devant lartiste qui les contemple; et,par un bonheur admirable quon doit attribuer enpartie à lillusion produite par la transparence dumarbre, le sculpteur a rendu presque visible à traversla draperie le corps divin de sa Victoire.

Ce vestibule superbe ne souvre plus aujourdhuique pour de pieux artistes ou des voyageurs quy pousseune curiosité banale. Quant aux Grecs, ils semblentavoir oublié ces débris sacrés.

Dès quon a franchi les Propylées, on découvre àcinquante pas de soi le Parthénon ! Le Parthénon !singulier jouet de la destinée : il a été, au gré de sasmaîtres stupides, église chrétienne et mosquée. Toutefois,plus heureux que la plupart de nos monuments, il najamais failli à sa destination religieuse, il est resté untemple, un édilice sacré, et aujourdhui enfin, à tousles cultes quil a vus passer devant lui a succédé unereligion aussi puissante que les autres, la religion delart. se pressent aussi, comme à Jérusalem et àla Mecque , de nombreux pèlerins qui viennent rendrehommage à des reliques immortelles.

Quoique les ruines qui subsistent encore du Parthé­ non puissent donner une idée complète de ce quil a