vivant. Les plis île la draperie semblent se former ettrembler encore devant l’artiste qui les contemple; et,par un bonheur admirable qu’on doit attribuer enpartie à l’illusion produite par la transparence dumarbre, le sculpteur a rendu presque visible à traversla draperie le corps divin de sa Victoire.
Ce vestibule superbe ne s’ouvre plus aujourd’huique pour de pieux artistes ou des voyageurs qu’y pousseune curiosité banale. Quant aux Grecs, ils semblentavoir oublié ces débris sacrés.
Dès qu’on a franchi les Propylées, on découvre àcinquante pas de soi le Parthénon ! — Le Parthénon !singulier jouet de la destinée : il a été, au gré de sasmaîtres stupides, église chrétienne et mosquée. Toutefois,plus heureux que la plupart de nos monuments, il n’ajamais failli à sa destination religieuse, il est resté untemple, un édilice sacré, et aujourd’hui enfin, à tousles cultes qu’il a vus passer devant lui a succédé unereligion aussi puissante que les autres, la religion del’art. Là se pressent aussi, comme à Jérusalem et àla Mecque , de nombreux pèlerins qui viennent rendrehommage à des reliques immortelles.
Quoique les ruines qui subsistent encore du Parthé non puissent donner une idée complète de ce qu’il a