leurs lignes, a l'inlinie variété de leurs profils, nous
sommes surpris, choqués de prime-abord du peu de
grandeur et de la simplicité uniforme des temples
grecs.
Mais l’artiste studieux 11e se décourage pas si vite ;faute d’avoir compris l’ensemble du premier coup, ilse passionne pour les détails ; il erre au milieu descolonnes renversées, des bas-reliefs mutilés ; il s’extasiedevant ces magnifiques tableaux de marbre, ces mé-topes qui ont échappé a la main spoliatrice de lordElgin; il promène un œil curieux sur tout l’édilice; ilrecompose les parties détruites ; il cherche sur lemarbre la jointure des blocs ; il s’étonne de leur assiseparfaite ; il étudie. Il revient ainsi souvent, ne se lassantpas de contempler ces beautés partielles, et enfin, unjour qu’il s’est assis sur quelque lut de colonne pourrêver a toutes ces grandeurs déchues, au moment oùle soleil s’abaisse vers la cime bleue des montagnes deCorinthe , éclairant d’un rellet ardent cette mer seméed’iles, il jette un coup d’œil sur le l’arthénon coloré deteintes roses : — ô prodige ! le monument s’est animéet a pris des dimensions nouvelles, les colonnes tour-nent et semblent monter, les chevaux des panathénéesse mettent en mouvement, la vie circule partout, le