s’étendait la plaine de Marathon , entourée de coteauxarrondis et se terminant a la mer par un golfe qui formeun hémicylc parfait. Nous passâmes une heure a lixerdans notre esprit les lignes de ce paysage illustré parde si grands souvenirs.
En descendant de la montagne nous visitâmes unmonastère placé dans un site charmant. En sortant desbruyères et des pins, nous arrivâmes , comme parenchantement, dans une vallée peuplée de tremblesénormes, de noyers, de figuiers, d’oliviers, de grandsmyrtes et d’arbres de Judée. La terre était couverte dejacinthes sauvages et d’anémones de toutes couleurs.Un ruisseau qui la traverse a fait ce miracle, et, enprésence de cette oasis, on ne s’étonne plus que lesanciens Grecs aient déifié les ruisseaux et les fleuves.
Nous reprîmes la route de la plaine, et nous re-vînmes à la ville en traversant le joli village d’Ambélo-kipos, qui occupe l’emplacement de l’ancienne Alopèki,patrie de Socrate .
Avant de quitter Athènes nous voulûmes aussi visiterl’ancienne Eleusis . Levsina, qui est le nom modernede la cité des mystères, est située a trois ou quatrelieues d’Athènes . On traverse pour s’y rendre la plained’oliviers du Pyrée elle Céphise; puis on s’engage dans