■U ATHÈNES.
les montagnes a l’endroit où l’Egaléos et le Parues sejoignent en s’abaissant, et qu’on appelait dans le lan-gage sacré le mystique.
On arrive bientôt a une église byzantine, reste dumonastère de Daphni, qui avait été bâti lui-même surles ruines d’un temple d’Apollon. Elle offre un intérêtparticulier, parce qu’elle a servi de nécropole aux ducsd’Athènes . On y voit encore plusieurs de leurs tom-beaux. Tes peintures en mosaïque que renferme l’égliseont subi de nombreuses dégradations. Les Turcs ontcriblé de balles la ligure du Christ et des saints.
Au delà de la montagne on retrouve la mer, et l’œilse repose sur le golfe de Salamine . On le côtoie pendantune heure avant d’arriver 'a I.evsina.
De cette ville si fameuse, où la Grèce est venue enpèlerinage, de ce temple extraordinaire, où se sontaccomplis les mystères les plus redoutables du paga-nisme , il ne reste plus que de misérables masures etquelques fragments de colonnes à demi enfouis dansla terre. Des enfants presque nus errent parmi ces mai-sons dégradées ou s’asseoient sur les blocs de marbredans des attitudes pittoresques. Voila tout.
El pourtant telle est la puissance .des souvenirs qu’onne peut approcher de ce lieu sans émotion. On ren-