SM Y UNE.
produit des fruits savoureux; les melons de Cassaba, lesfigues et les raisins de Smyrno ont une réputation eu-ropéenne ; le gibier s’y vend a vil prix ; le café d’Arabie,les vins de l’Archipel et de Chypre abondent dans leport, et la rue Franque a aussi son restaurateur fameux.
La rue Franque traverse la ville en suivant une ligneparallèle au port. Elle s’y rattache par de nombreuxpassages qui se ressemblent tous et parmi lesquels il estdifficile de se reconnaître. Elle conduit directement auxbazars, qui sont vastes et bien fournis ; on y remarquesurtout de riches tapis que produit l’industrie locale ouque les caravanes apportent de la Perse.
Mais la flânerie du voyageur ne se borne pas a l’en-ceinte de la ville. Les pays qui l’avoisinent sont préfé-rables a la ville elle-même, que l’incurie de l’adminis-tration turque laisse dans un état d’abandon complet.
Ces promenades se font de toutes manières : à pied,à cheval, il âne, en bateau. Elles font assister le voya-geur a des spectacles qui le charment par leur nou-veauté , et par la variété des scènes qu’ils déroulentsous ses yeux.
Tantôt entre des buissons de myrtes et de grenadiers,dans des sentiers bordés de tamaris et de figuiers,passent des Arméniennes au long manteau, des Grecques