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([tii la visitent souvent : la peste et les moustiques.
La ville moderne a gardé peu de traces de son an-cienne grandeur. Ça et là apparaissent quelques frag-ments de ruines, comme pour témoigner de la marchedu temps. Cette ville flottante, sans nationalité stable,a subi toutes les vicissitudes des guerres du Jlas-Empirc.Elle a fini par s’écrouler au milieu de ces tiraillements,et une triste ville de bois s’est élevée sur les ruines dela cité de marbre. Les matériaux que la terre n’avaitpas recouverts ont été employés à construire des khans,des mosquées et des bazars. Le reste est allé enrichirdes musées étrangers. La terre seule a gardé fidèle-ment son dépôt, et on ne peut fouiller ce riche sol sansdécouvrir quelques fragments de marbre. Pendant notreséjour, on a trouvé une magnifique statue, en creusantles fondations d’une fabrique, dans un lieu qui portele nom de bains de Diane, et qui est situé auprès de laville. 11 est arrosé par des eaux abondantes, et unplatane énorme y prête son ombre au promeneur fa-tigué. La fabrique va couvrir l’emplacement du templede la déesse. Ainsi s’en vont les vieilles divinités de laGrèce !
Mais la terre, cette mère féconde, s’inquiète peudes guerres et des révolutions, et pendant que les