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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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CONSTANTINOPLE .

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l'impatience du voyageur qui rêve déjà les magnificen-ces de Stamboul.

A cette beauté première et variée , h cette diversitéde formes, sajoute encore la beauté infinie et mobileque jette sur le paysage léclat dun riclie soleil. Lanuit a aussi sa poésie particulière, ses impressions etses tableaux. Les clartés de la lune colorent dune teintedor le sillage du bâtiment ; le mouvement de la merfait vaciller cette lumière, et chaque petite vague portea sa cime une étincelle de feu.

Dans ce voyage rapide, on rase ne riche enoliviers qui, lorsquelle sappelait Lesbos , fut la patriede Sapho. On passe entre lîle de Ténédos et la [dainede Troie. Cest a cette distance quil faut contempler leslieux chantés par Homère et les tombeaux des héros delIliade. La ville de Priam na pas même laissé desruines, et on lappelle aujourdhui du nom barbare deIfounarbachi. bientôt on franchit le détroit des Darda­ nelles ; alors on navigue , comme sur un fleuve , entrelEurope et lAsie , jusquil ce quon voie briller dans lelointain les minarets de Constantinople .

Lavant de notre bâtiment était chargé de jeunesgens que des capitaines recruteurs venaient denlever àleurs familles. La plupart dentre eux cachaient ii peine