landes. Les accidents de terrain ajoutent encore aucharme de la perspective. Depuis la nier et ce sombrechâteau des Sept-Tours qui a vu passer tant d’illustresinfortunes, on les voit se développer, gravir les coteaux,plonger dans la vallée, jusqu’au faubourg d’Eyoubdont les rues sont bordées de tombeaux.
Mais ce qui fait l'éternelle beauté de ce pays, c’estle lîospbore ; à quelque heure de la journée qu’on ailley chercher la fraîcheur du vent de mer et le repos, ildéploie sous les yeux des scènes toujours nouvelles, tou-jours splendides. Il coule entre deux coteaux comme unllcuve gigantesque, et de quelque côté que se porte leregard, vers l’Europe ou vers l’Asie , il est surpris parun spectacle inattendu. Tantôt c’est une forêt seméede rqres cabanes , ce sont des bois cachés dans les replisd’une vallée ; tantôt ce sont des palais, des jardins, desvillas élevant jusqu’au sommet d’une colline leurs su-perbes gradins; ou bien c’est un cap qui s’avancebrusquement dans l’eau ; derrière cette pointe est uneanse tranquille et profonde auprès de laquelle dort unbeau village ; plus loin, les eaux de la mer s’enfoncentdans les terres et forment un petit lac intérieur qui ré-fléchit dans ses eaux limpides des arbres au richefeuillage. Ailleurs on voit s’ouvrir l'embouchure d’un