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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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CONSTANTINOPLE.

Humain pour parcourir Thérapia et les jardins de lam-bassade de France .

Si on remonte la petite rivière des Eaux-Douces d'Asie ,on rencontre de magnifiques platanes au pied desquelssont établis des cafés, et sur le bord des prés, on voitsébattre les femmes des harems, avides dair, deverdure et de soleil. A lîuyuk-Déré, peuplé de maisonsde plaisance, le platane colossal de Godefroy de bouillon attire sous son ombre, et les forêts de Belgrade , quidébordent la cime du coteau, invitent a de longuescourses.

Enfin, on vient un matin louvoyer devant le palaisde lîeïlerbey, sur la côte dAsie, pour voir passer lesultan Abdul-Medjid . Tous les vendredis, a heure fixe,il sort pour aller a la mosquée. Au moment son caïkdoré sélance dans les eaux du Bosphore sous leffort devingt-quatre rameurs, le canon retentit de toutes lesforteresses de Constantinople , et les vaisseaux jettentle l'eu par tous leurs sabords. Le cortège impérialaborde a Scutari .

Scutari est le faubourg Saint-Germain de Constanti­ nople . Ses rues larges et bien pavées noffrent point lespectacle animé des rues de Stamboul . Le calme règne