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CONSTANTINOPLE.
Humain pour parcourir Thérapia et les jardins de l’am-bassade de France .
Si on remonte la petite rivière des Eaux-Douces d'Asie ,on rencontre de magnifiques platanes au pied desquelssont établis des cafés, et sur le bord des prés, on voits’ébattre les femmes des harems, avides d’air, deverdure et de soleil. A lîuyuk-Déré, peuplé de maisonsde plaisance, le platane colossal de Godefroy de bouillon attire sous son ombre, et les forêts de Belgrade , quidébordent la cime du coteau, invitent a de longuescourses.
Enfin, on vient un matin louvoyer devant le palaisde lîeïlerbey, sur la côte d’Asie, pour voir passer lesultan Abdul-Medjid . Tous les vendredis, a heure fixe,il sort pour aller a la mosquée. Au moment où son caïkdoré s’élance dans les eaux du Bosphore sous l’effort devingt-quatre rameurs, le canon retentit de toutes lesforteresses de Constantinople , et les vaisseaux jettentle l'eu par tous leurs sabords. Le cortège impérialaborde a Scutari .
Scutari est le faubourg Saint-Germain de Constanti nople . Ses rues larges et bien pavées n’offrent point lespectacle animé des rues de Stamboul . Le calme règne