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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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CONSTANTINOPLE .

DO

peaux de bêtes fauves. Les murs sont garnis de tam-bourins, dinstruments sacrés, et de petits tableaux quirenferment des versets du Koran .

Les Derviches , après sêtre prosternés, psalmodientun chant monotone et grave. Au premier rang sontplacés le grand prêtre et deux acolytes. Les Derviches viennent successivement baiser la main du pontife, puisse rangent au fond de la salle en demi-cercle. Leschants recommencent avec de folles inclinaisons de latête et du buste, à droite, il gauche, en face. Tous lesDerviches trépignent des pieds et se pressent lestomacavec leurs bras croisés. Ce chant, qui avait commencé surun mode lent, augmente graduellement de vitesse jusquàla furie; le prêtre frappe dans ses mains pour donnerlallure du mouvement. En même temps, les trépigne-ments et les balancements sharmonisent avec la rapiditédu chant, en sorte que de tous ces corps épuisés, es-soufflés, il ne sort plus que des cris, des soupirs dodouleur, qui finissent par dégénérer en hurlements,l.eur bouche est écumaute; leurs yeux sont hagards,et la mesure croît toujours dune manière inflexible,jusquà ce que les voix séteignent dans une espèce decrise épileptique. Pendant la cérémonie, le grand prêtrebrfile des parfums dans une cassolette.