puisse fabriquer les splendides étoffes qu’on voit dansles bazars.
De nombreuses sources d’eau minérale, qui s'échap-pent des contreforts de l’Olympe , pourraient ajouterun nouveau titre a la réputation de Broussa. Leur re-nommée date de loin ; on raconte qu’Ilercule s’y baignapour laver le sang dont il était couvert après le meurtred’üylas. Ces sources, qui jaillissent a une demi-lieuede la ville, ont une action médicale très-puissante. Ellescontiennent a différents degrés du soufre, du sulfatede soude, du gaz carbonique, de l’argile et de la cliaux.L’une d’elles a 65 degrés de chaleur, la plus hautepuissance qu’on ait constatée dans les eaux thermalesconnues. En œuf y durcit en quelques secondes. LesTurcs l’ont surnommée Ecltek-Terlendu (qui fait suerles ânes). Il y a trois établissements de bains, dont leplus remarquable est de construction ancienne. C’estun édifice dont la vofite est supportée par huit colonnes.Un immense bassin occupe le centre et permet aux bai-gneurs de nager et de plonger. Tout autour de la galeriequi entoure le bassin circulaire sont percées de petitesniches où sont étendues des tables de marbre, servantde couches pour ces fameux bains de vapeur «pii pas-sionnent si vivement les Orientaux.
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