1! HOUSSA
I 12
pereurs. lin 1320, un moment uù Osman, le conqué-rant de l'Asie , se inonniit àSagul, son (ils Orkan en-trait dans la ville de llroussa, qui lut pendant plus d’unsiècle le siège de l'empire turc, jusqu’au jour oùle croissant traversa le Jiosphore pour aller se posertriomphant sur Je dôme de Sainte-Sophie.
’ ni llroussa est la seconde cité de l'empire.C’est la ville manufacturière. De ses ateliers sortent cesmagnifiques étoffes de soie, renommées dans toutl’univers. Sa situation au milieu de la plus riche plainede l’Asie Mineure, au pied du mont Olympe qui luifournit des eaux abondantes, sa proximité des rades deMoudania et de Ghcinblek, lui assurent une positioncommerciale peu commune. Pourtant l’esprit station-naire des Turcs a entravé les développements de l’in-dustrie. On retrouve dans leurs idées toute la naïvetédes peuples primitifs. — Ainsi, ils arrêtent la végétationdes mûriers, en les couronnant chaque année. Les tigescoupées sont données aux vers il soie, sans autres for-malités , et cela épargne aux travailleurs la peine deramasser la feuille. — Un impie novateur, qui avaitvoulu introduire ii llroussa un simple métier a dévider,fut sur le point d’être lapidé par les femmes. — On ad-mire vraiment qu'avec des moyens aussi incomplets on