BBOUSSA
I 21
ramassai, et je Fai rapportée connue un souvenir decette belle journée.
Quand la nuit tombait, nous rentrâmes à Broussa,harassés de fatigue, et un llacon de vin de l’Olympenous Ut voir, dans nos rêves, le cercle merveilleux desdieux mythologiques assis sur cette crête formidable.
Notre retour de Broussa à Gheinblek se fit par unejournée magnifique. Tout autour de la ville, cette richenature de l’Asie déployait ses enchantements. Mais laligne de culture 11e s’étend pas à un rayon de plus dedeux lieues. Il en est ainsi dans toute la Turquie . Lereste du pays est abandonné. On ne peut s’empêcherde penser, en regardant tous ces champs fertiles laissésen friche, à ces milliers de familles qui meurent defaim dans les grandes villes de la France et de l’Angle-terre , et qui pourraient faire jaillir tant de richessesde ce sol inexploité. Vers le milieu de la plaine, nousrencontrâmes un grand marais que traverse le Nilufer .Des cigognes, des hérons, nous regardaient au borddu chemin, sans s’effrayer de notre présence, et d’im-menses troupeaux de buffles, plongés dans l’eau jus-qu’au cou pour se défendre ,de la chaleur de midi,laissaient voir seulement leurs têtes difformes qui expri-maient une béate extase. Nos chevaux marchaient dans