LES SPO K A DE S.
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parfaitement les pêcheurs assis sur le rivage; on passeentre lioudroun, sur le continent, et l'ile de Cos,patrie d’Hippocrate ; on aperçoit llalycarnasse cachéedans une vallée au milieu de montagnes arides; quel-quefois on se trouve entouré de petits rochers coniquesqui sortent de l’eau à quelques pas les uns des autres,portant un arbre isolé, ou quelques plantes sauvages,comme s’ils étaient les cimes apparentes d’un mondesous-marin. Ces écueils, qui étaient autrefois la terreurdes pilotes, ne sont plus aujourd’hui que des appari-tions gracieuses et fantastiques jetées sur le passage despaquebots; mais, en présence de toutes ces îles, deces jolis villages, de ces golfes riants, on regrette sou-vent la rapidité de la navigation ; on voudrait entrerdans chacun de ces petits ports, se reposer sous lesarbres du rivage, mais le paquebot inexorable passetoujours fièrement sans ralentir sa course ; à peine a-t-onentrevu un paysage que déjà un autre lui succède ; ainsitoujours jusqu’à ce qu’on s’éveille un matin dans leport de llhodes, la reine des Sporades.
Ce port est étroit, mais bien fortifié et défendu à sonouverture par deux tours crénelées. Au fond de l’ellipsetracée par les fortifications qui l’entourent s’élève unrempart jaunâtre, au pied duquel quelques arbres sont