LKS SPORADIiS.
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plantas sur le rivage. A leur ombre s’abritent quelquescales, et se groupent les matelots du port. Derrière cerempart est cachée la ville, qui d’abord s’étend sur unesurface plane, [mis s’élève en pente douce sur la based’un coteau. Mlle s’élargit a droite et a gauche sur lugrève, présentant sur toutes les faces ses terribles bas-lions, et ses remparts, dont les deux points extrêmessont reliés, a l’intérieur des terres, par une ligne defortifications qui forme un demi-cercle. Auprès du petitport, en est situé un autre plus grand, qui sert dechantier pour la réparation des navires.
La rue des Chevaliers est conservée dans toute sonoriginalité primitive. Les écussons sculptés surmontentencore les portes: seulement des grilles de bois ont étéplacées sur les balcons pour satisfaire aux exigences dela vie du harem. La rue, bordée de trottoirs, est pavéede petits cailloux aigus noirs et blancs, disposés symé-triquement en forme de mosaïque. Comme elle est pres-que toujours déserte elle produit une illusion complète,et l’on s’attend a voir sortir de quelque porte un che-valier armé de toutes pièces. Une mosquée, dont l’in-térieur est misérable, occupe à la cime de la rue, lafameuse église de Saint-Jean. La ville est restée dansl’état constaté par tous les vovageurs. Seulement, deux