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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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LES SPORADES.

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légoïsme des rois chrétiens. Le grand maître, agenouillédevant lautel, se lève au moment le prêtre entonnecette prière : « Deusf in adjutorium meum in tende! Seigneur! venez a mon secours!»Jen acceptelaugure, dit-il ; allons, mes frères ! et ils montent surle rempart pour se défendre ou mourir.

Les habitants de la ville, électrisés par ce noble en-thousiasme, meurent en héros. Une jeune tille voit sonamant tomber sur le rempart; prise de la folie du dés-espoir, elle poignarde son enfant , pour le soustraire àlesclavage, revêt larmure de son amant, se jette dansla mêlée, combat comme un homme, et trouve la mortdans les rangs des ennemis.

Au milieu de ces chevaliers héroïques, on est frappéde la ligure imposante et austère de ce Philippe Villiersde lIsle-Adam, qui réunit autour de lui ses plus bravescompagnons, courant sans cesse dune brèche h lautre,repoussant lennemi partout , voyant tomber autour delui ses plus fermes soutiens, mais ne faiblissant jamaiset restant enfin presque seul en face du sultan qui sin-cline devant la majesté de ce vaincu sublime. « La« conquête et la perte des empires, lui dit Soliman,« sont les jeux ordinaires de la fortune. » lit lorsquele grand maître quitte sa ville, emportant avec lui les

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