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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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LES SPORADES.

y entretient la fraîcheur. Un cafetier turc a établi sonfourneau en plein air, à lombre de ces arbres. De,lœil, en suivant louverture de la vallée, se repose surl'horizon de la mer. Cest en ce lieu, dit-on, que lefameux rhéteur Esrhine, exilé dAthènes , venait ensei-gner léloquence.

De jeunes lilles grecques seu vont par les chemins,portant sur leurs épaules des chapelets de sequins dorenlilés à leurs cheveux. Cest l'a leur plus grande pa-rure ; il faut que la misère les presse dune manièrebien vive pour les décider à se priver de cet ornementfavori. Elles portent souvent toute leur dot dans leurscheveux.

.Nous avons connu à Rhodes un rabbin juif qui nousa semblé avoir conservé dans toute leur simplicité lesanciennes mœurs patriarcales; on le voit se promenerau bazar, avec son bâton blanc a la main, sasseoir surle devant des échoppes, causer, juger les différendsdune manière toute paternelle. Cet excellent vieillardnous a reçus dans sa famille ; il a douze enfants, parmilesquels plusieurs lilles dune grande beauté. Pen-dant quil nous offrait le repas de bienvenue, ses filsdebout sempressaient à nous servir. Nulle part nousnavons trouvé les traditions de lhospitalité antique,