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prospérité que néglige. ne du gouvernement. La
richesse métallurgique du Liban ouvrirait, sous unedirection intelligente, de nouvelles voies au commerceet à l'industrie. Les mines de houille, de fer et d’argentverseraient leurs trésors dans le port de Beyrouth, etles paquebots ne seraient plus obligés de demanderleur charbon aux pays de l’Occident . Les Egyptiens , àleur passage, avaient fait quelques tentatives d’exploi-tation, mais le retour des Turcs a fermé ces sourcesde richesse nationale.
En (in , le mouvement de la navigation moderne ten-dant à amoindrir, au prolit des ports, les villes del'intérieur, surtout dans un pays où les communica-tions ne sont ni sûres ni faciles, il est probable qu’unjour Beyrouth absorbera une partie de la populationactive et commerçante de Damas. Cependant celle-cise maintient encore, grâce à la beauté de sa situation ,et les habitants des bords enchantés ’ " " éprou-
vent une répugnance invincible à venir s’établir dansun pays où la chaleur est excessive, et où l’eau manquepresque complètement. L’unique fontaine qui alimenteBeyrouth en est assez éloignée. Chaque matin une ar-mée de femmes et d’enfants y va chercher dans desjarres l’eau qui suffit à la dépense de la journée. Aussi