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A la porto do la ville, sous l'ombre dos caroubierset des platanes, les chevaux arabes, la jambe liée àun pieu et la tête patiemment baissée, attendent leurscavaliers. On devine déjà l’approche du désert.
Une petite colonie européenne qui est venue se fixersur ce sol étranger, a apporté d’heureuses innovationsdans les procédés de l’industrie locale. Trois filaturesde soie y ont été établies par des Français , t.e travailuniforme et régulier des ateliers a remplacé le travailindividuel et mal organisé des paysans arabes. Ces es-sais ont prospéré , et chaque année on fait à Marseille des expéditions considérables. La soie de Syrie , moinsfine que celle du midi de la France , présente des con-ditions de solidité bien supérieures.
Ceux qui ont fondé ces établissements ont acquisune influence trcs-grande dans les villages du Liban .Le caractère chevaleresque de quelques-uns d’entreeux , leurs relations continuelles avec les émirs , leuront fait dans ce pays une position toute particulière ;et si la France s’empressait, comme l’Angleterre, d’em-ployer tous les moyens d’établir sa prépondérance enOrient, elle trouverait en eux des appuis solides etcertains.
.Vais il y a dans ce pays bien d’autres éléments de