ET LE 1,11! A N.
i:>i
de ce côté, présente uu tout autre aspect; le long duchemin s’étendent des jardins plantés de mûriers, en-tourés de haies de nopals et de touffes de jonc; et descanaux soigneusement tracés distribuent la fraîcheurdans les sillons.
Cette plaine est traversée par la rivière de Beyrouth ( Nalir-el-liairul ), rpii vient se jeter dans la mer à unedemi-lieue de la ville. Un pont de pierre servait à latraverser : mais le temps y a amené cette lente dégra-dation qui frappe les monuments abandonnés pail'homme, en sorte qu’on a l’avantage de passer larivière à l’ombre des arches du pont. Cela se pratiqueainsi dans toute la Syrie . En remontant le cours dufleuve au milieu des buissons de lauriers-roses, on jouitde toutes les beautés que présentent les perspectivesdu Liban , la grandeur de ses horizons, la dispositionpittoresque de ses couvents et de ses villages. C’est dela qu’il faut suivre de l’œil la sinuosité des vallées quientament sa croupe comme des sillons, et contemplercette succession de petites crêtes qui s’étagent graduel-lement jusqu’au sommet de la montagne; car, dèsqu’on a mis le pied sur sa base, on le voit se rapetisseret s’abaisser jusqu’à ce qu’on arrive sur sa dernièrecime et qu’on s’en serve comme d’un piédestal pour