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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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ET LE 1,11! A N.

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de ce côté, présente uu tout autre aspect; le long duchemin sétendent des jardins plantés de mûriers, en-tourés de haies de nopals et de touffes de jonc; et descanaux soigneusement tracés distribuent la fraîcheurdans les sillons.

Cette plaine est traversée par la rivière de Beyrouth ( Nalir-el-liairul ), rpii vient se jeter dans la mer à unedemi-lieue de la ville. Un pont de pierre servait à latraverser : mais le temps y a amené cette lente dégra-dation qui frappe les monuments abandonnés pail'homme, en sorte quon a lavantage de passer larivière à lombre des arches du pont. Cela se pratiqueainsi dans toute la Syrie . En remontant le cours dufleuve au milieu des buissons de lauriers-roses, on jouitde toutes les beautés que présentent les perspectivesdu Liban , la grandeur de ses horizons, la dispositionpittoresque de ses couvents et de ses villages. Cest dela quil faut suivre de lœil la sinuosité des vallées quientament sa croupe comme des sillons, et contemplercette succession de petites crêtes qui sétagent graduel-lement jusquau sommet de la montagne; car, dèsquon a mis le pied sur sa base, on le voit se rapetisseret sabaisser jusquà ce quon arrive sur sa dernièrecime et quon sen serve comme dun piédestal pour