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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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BEYROUTH

sont chargés de bracelets, et leurs doigts couverts dan-neaux. Enfin, la robe sentrouvre à partir de la ceintureet laisse voir de larges pantalons blancs que terminentde jolis pieds nus; car, suivant lusage oriental, ellesdéposent leurs babouches pour marcher sur les natteset les tapis.

I.e poids embarrassant de la corne les oblige à se pen-cher avec précaution, et elles remuent la tête avec desondulations de col semblables à celle dun cygne.

Lune delles sappelait Nassim , ce qui signilie enArabe : Brise, et lautre portait le nom gracieux dHen-dië ( Indienne ).

Nous sommes Françaises , nous dirent-elles enposant la main sur leur cœur. Pendant deux heures quedura notre visite, elles nous parlèrent de leur désir devoir Paris , et elles furent charmantes de bonne grâce.

Cette corne, quon appelle tantoura, est l'ornementspécial des femmes du Liban ; mais celles que portentles paysannes sont faites ordinairement dun métalmoins précieux, et quelquefois dun simple morceau debois.

Dans certaines parties de la montagne, on rencontre,à côté dun village maronite, un village de Oruses.Celte nation agricole, comme celle des Maronites, en