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BEYROUTH
sont chargés de bracelets, et leurs doigts couverts d’an-neaux. Enfin, la robe s’entr’ouvre à partir de la ceintureet laisse voir de larges pantalons blancs que terminentde jolis pieds nus; car, suivant l’usage oriental, ellesdéposent leurs babouches pour marcher sur les natteset les tapis.
I.e poids embarrassant de la corne les oblige à se pen-cher avec précaution, et elles remuent la tête avec desondulations de col semblables à celle d’un cygne.
L’une d’elles s’appelait Nassim , ce qui signilie enArabe : Brise, et l’autre portait le nom gracieux d’Hen-dië ( Indienne ).
— Nous sommes Françaises , nous dirent-elles enposant la main sur leur cœur. Pendant deux heures quedura notre visite, elles nous parlèrent de leur désir devoir Paris , et elles furent charmantes de bonne grâce.
Cette corne, qu’on appelle tantoura, est l'ornementspécial des femmes du Liban ; mais celles que portentles paysannes sont faites ordinairement d’un métalmoins précieux, et quelquefois d’un simple morceau debois.
Dans certaines parties de la montagne, on rencontre,à côté d’un village maronite, un village de Oruses.Celte nation agricole, comme celle des Maronites, en