ET DE LA PALESTINE.
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pendant que, penché sur l’orilice, il retirait l’eau aumoyen d’une outre de cuir attachée a une longue corde.Debout sur la margelle du puits, il nous offrit du gesteson outre, que nous pressâmes des lèvres pour nousdésaltérer. Les vautours, qui sc plaisent au bruit destempêtes, cachent leurs nids dans les cavités de cesrochers; nos moulues eu découvrirent un, et plongeantle bras dans l’ouverture en retirèrent cinq petits cou-verts d’un duvet blanc, qu’ils emportèrent et qu’ilsfirent cuire pour leur repas a notre première halte.
Vers le milieu du jour, nous traversâmes une rivièrebordée de joncs, et nous nous reposâmes auprès d’ellesans autre abri contre le soleil que nos manteaux sup-portés par quatre pieux. Le soir, nous quittâmes lebord de la mer, pour aller passer la nuit dans un petitvillage appelé Ilaram.
Nous n’étions plus qu’a trois lieues de Jaffa , et lelendemain , quand le soleil se leva , nous approchionsdéjà de la ville qui s’élevait en amphithéâtre, au boutde notre route sablonneuse.
Elle occupe le versant d’une colline qu’elle couvrede ses maisons étagées, et présente à l’œil une perspec-tive gracieuse. Mais, comme cela arrive presque tou-jours en Syrie , l’intérieur de la ville contraste avec son