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JÉRUSALEM
luisant et poli présente une surface aussi glissante quele marbre. Quelques-unes de ces rues sont garnies detrottoirs si larges qu’ils laissent à peine entre eux laplace nécessaire pour le passage d’un cheval.
Ces ondulations du sol sur lequel repose la Jérusalem moderne portent les noms les plus célèbres de l’Iiistoiresacrée. Ainsi une partie du Mont-Sion est enferméedans la ville ; le Golgotha, qu’on se ligure ordinaire-ment en dehors de Jérusalem , est compris dans I’en-ceinle de ses murailles et même dans l’intérieur del’église du Saint-Sépulcre . Mais ces mouvements deterrain sont a peine appréciables lorsqu’ils sont vusd’une certaine distance. Alors la ville apparaît occu-pant un plan incliné terminé brusquement par la valléede Josapliat qui creuse au pied de ses remparts unfossé gigantesque. L’autre face des murailles qui re-garde llethléem domine la vallée de Siloë , puis s’étendsur le plateau que forme le Mont-Sion. Enfin, des autrescôtés du carré long que forment les murs de la ville,l’un qui est parallèle a la vallée de Josapliat occupe lacime du plan et se trouve de niveau avec la plaine,pendant que l’autre,bâti sur un sol un peu tourmenté,mais sans déchirures profondes, va rejoindre la valléeen suivant l’inclinaison générale du plateau. Les mu-