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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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ET LA MER MORTE .

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railles sont percées de quatre portes; lune souvre aunord , lautre à lorient, et les deux dernières an midi.

Entre ces hauts remparts sétend une grande villepresque déserte; les quinze ou seize mille âmes quilhabitent ne sont pas en rapport avec limmense espacequelle occupe. Cela lui donne une sorte de solennitéti'iste ; on traverse de longs bazars abandonnés,passent, comme des ombres, quelques Juifs couvertsde baillons. Sans doute le travail de limagination ,quand on entre pour la première fois dans cette citédont les prophètes ont chanté les malheurs, contribueà lui donner un aspect plus sombre ; mais alors mêmequon est habitué déjà a ce grand nom de Jérusalem ,alors quon y a vécu de la vie ordinaire et quon a le soirpromené ses rêveries dans la vallée de Josaphat, on sesent pris, chaque fois quon rentre dans la ville, dunétonnement douloureux , en retrouvant toujours lemême silence et la même solitude.

Les monuments ont succombé sous les ravages dutemps et de la guerre, et dantiques traditions indi-quent seules a la piété des pèlerins la place furentles édilices du passé et les lieux consacrés par de reli-gieux souvenirs. De temps en temps on arrête létrangerau milieu des rues de Jérusalem pour lui dire : « Ici