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JÉRUSALEM
Lorsqu’on sortant de ce lieu, où l’ànie est ébranléepar tant d’émotions diverses, on se retrouve tout îicoup au milieu des rues désertes de la ville, on est saisid’une tristesse profonde. Rien ne distrait l’esprit desimages solennelles qui l’ont frappé. La, on ne rencon-tre pas, comme dans les autres villes de l’Orient, desbazars bruyants où le peuple s’assemble, des cafés ré-jouissants a voir où s’épanouissent des figures de fu-meurs en extase ; l’œil ne se repose pas sur de gaishorizons, ni sur des spectacles grandioses.
Les chrétiens et les juifs qui passent dans les rues ontune attitude morne et préoccupée. Seuls, les soldatsturcs et les habitants musulmans portent la tête liante,dans cette ville conquise. Enfin, on a sans cesse, devantles yeux la montagne des Oliviers, semblable à un ri-deau grisâtre tiré sur l’azur de l’horizon et semé detâches brunes qu’y forment quelques arbres clair-semés.Il n’y a de beau a Jérusalem que le ciel.
Si l’on sort de la ville pour aller chercher au dehorsdes scènes moins sévères, on ne trouve qu’un sol aridesur lequel croissent des oliviers au feuillage pâle etquelques buissons de sumacli. Les chemins ne condui-sent qu’à des tombeaux. D’un côté ce sont les sépulcresdes rois qui ouvrent leurs excavations souterraines; de