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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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JERUSALEM

de cailloux du Cédron qui occupe le fond de la vallée.En face se dresse la montagne des Oliviers, plus hautede moitié. Elle est divisée en petits champs que soutien-nent des murs en pierre sèche.

lin de ces champs situé au bord de la route occuperemplacement de ce jardin des Oliviers, Jésus vintprier la veille de sa mort. Il renferme huit arbres dontles troncs noueux et crevassés indiquent le grand âge.Quelques-uns prétendent même que ce sont les rejetonsdes arbres contemporains du Christ. Les noyaux deleurs fruits sont employés a faire des chapelets qui sonttrès-recherchés.

A quelques pas de la, on montre la grotte de Gellisé-mani, Jésus sua une sueur de sang. Cest un deslieux les plus saints de Jérusalem ; quel plus beau templepourrait choisir une âme blessée pour murmurer uneprière , que cette retraite mystérieuse le Fils delhomme lui-même, dans une heure dagonie, succombasous le poids de sa douleur? Cest l'a que, dans cetinstant de lutte entre son âme divine et son enveloppehumaine, il demanda à ses amis de veiller et de prieravec lui, et que par trois fois il les retrouva endormis.

En gravissant la montagne des Oliviers, on voit sedéployer a ses pieds le plan en relief de Jérusalem