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lout entière. C’est de là qu’un des disciples contem-plant la ville magnifique et le temple de Salomon disaitun jour à Jésus : — « Maître I voyez quelles pierres etquels monuments. »
« Tu vois ces grands édifices, lui répondit-il, il n’enrestera pas pierre sur pierre.
«... En vérité, je vous le dis, cette génération nepassera point sans que ces choses soient accomplies.
« Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles nepasseront point. »
De là Jérusalem ressemble, au premier coup d’œil,à une plaine de rochers bouleversés ; les formes som-bres de quelques grands édilices se détachent sur cefond tourmenté , et cet ensemble extraordinaire estcouronné par les remparts dont la ligne jaune en-toure le tableau comme un cadre doré. La multitudede terrasses et de petits dômes blanchâtres qui formecet assemblage confus s’étend sur tout l’horizon dece côté, et. derrière le plus haut rempart, on aperçoitseulement une plaine grise, pareille à une ligne de brumearrêtée sur le bord du ciel.
Telle est vaguement la première apparence de Jéru salem ; mais dès qu’on a lixé un instant le regard surce paysage de pierres, l’indécision du premier coup