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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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DAMAS.

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Chaque quartier de la ville est fermé par une porte.Les rues sont en général silencieuses et désertes. Toutelactivité, toute lanimation se concentrent au bazar quiest le cœur de la ville : cest Ta que se débitent les nou-velles, que se nouent les intrigues; les Damasquinsvivent au bazar, comme autrefois les Romains au Fo-rum. De nombreux rôtisseurs y étalent de toutes partsdes mets appétissants; dans les magasins de riz onpuise le pilaf dans un large plat ; des marchands ven-dent ça et l'a le pain de Damas, qui est dune qualitéexquise ; leau des fontaines suffit à la boisson ; lesvendeurs de glaces parfumées circulent dans la foule.Pour quelque pièce de menue monnaie un Arabe y vitroyalement pendant tout un jour.

Les bazars sont composés de deux longues rues cou-vertes , la fraîcheur semble se réfugier, alors que laville entière est brûlée par le soleil; leurs magasinssont aussi riches que ceux de Constantinople . Pourtantles deux grandes industries de Damas ont subi une dé-préciation considérable. Depuis plusieurs siècles on nyfabrique plus que des lames dune trempe médiocre.Cette décadence date déjà du quatorzième siècle, de laconquête de la Syrie par Tamerlan , qui transporta enPerse les meilleurs ouvriers. Aujourdhui les sabres de