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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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DAMAS.

liers, est couvert de nattes dEgypte ou de tapis dePerse, et entouré dun large divan. I.es parois desmurs sont revêtues, selon la richesse, de boiseries oude plaques de marbre, quune main habile découpe enarabesques légères peintes de couleurs brillantes etrehaussées de moulures dor. Le plafond de bois peintest orné dune rosace qui enferme dans ses replis depetits miroirs.

Souvent une niche en forme dogive, sculptée avecsoin, est pratiquée dans lépaisseur du mur. sontréunis les narghilés, les calliouns, les jolies tasses à caféplacées sur leur support dargent ou de cuivre dorémerveilleusement ouvragé, les flacons deau de rose, etles vases élégants pour brûler laloès.

Une de ces maisons, conservée dans tonte son origi-nalité, sert dhôtellerie aux voyageurs européens.

Des règlements de date immémoriale, qui donnentune haute idée de lancienne civilisation de ce pays,régissent la division des eaux entre les différentes mai-sons de la ville. Sept rivières et trente ruisseaux quiviennent de la montagne en arrosant les jardins suffi-sent à lénorme consommation dune ville de centtrente mille âmes. Cest la le grand secret de l'éternellebeauté de Damas.