238
DAMAS.
liers, est couvert de nattes d’Egypte ou de tapis dePerse, et entouré d’un large divan. I.es parois desmurs sont revêtues, selon la richesse, de boiseries oude plaques de marbre, qu’une main habile découpe enarabesques légères peintes de couleurs brillantes etrehaussées de moulures d’or. Le plafond de bois peintest orné d’une rosace qui enferme dans ses replis depetits miroirs.
Souvent une niche en forme d’ogive, sculptée avecsoin, est pratiquée dans l’épaisseur du mur. Là sontréunis les narghilés, les calliouns, les jolies tasses à caféplacées sur leur support d’argent ou de cuivre dorémerveilleusement ouvragé, les flacons d’eau de rose, etles vases élégants pour brûler l’aloès.
Une de ces maisons, conservée dans tonte son origi-nalité, sert d’hôtellerie aux voyageurs européens.
Des règlements de date immémoriale, qui donnentune haute idée de l’ancienne civilisation de ce pays,régissent la division des eaux entre les différentes mai-sons de la ville. Sept rivières et trente ruisseaux quiviennent de la montagne en arrosant les jardins suffi-sent à l’énorme consommation d’une ville de centtrente mille âmes. C’est la le grand secret de l'éternellebeauté de Damas.