DAMAS.
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blanc, disposées symétriquement comme les cases d’undamier; des salles particulières sont ménagées pourl’entrepôt des marchandises. Au milieu du khan estplacé un grand bassin plein d’eau, près duquel sontentravés les chevaux arabes, égyptiens et persans, pen-dant qu'autour de la salle les voyageurs, vêtus de leurscostumes variés, discutent avec les acheteurs ou fumentpaisiblement le narghilé, assis sur des estrades en boisrecouvertes de tapis.
La principale mosquée de la ville s'ouvre aussi sur lebazar. C’est une ancienne église d’architecture byzan-tine qui fut dédiée à saint Jean Damnscène. On y re-marque encore deux belles portes de bronze sur les-quelles sont sculptés deux calices surmontés d’unecroix.
A l’extrémité de ces bazars est percée une large ruebordée de trembles énormes et de platanes : c’est lemarché aux chevaux. La proximité du désert de Pal-myre l’a rendu célèbre. A l’ombre des arbres sont dis-persés les chevaux harnachés de leurs brides et de leursselles flétries par un long usage. On distingue dans lafoule les Arabes au teint bronzé, vêtus de leur grandmanteau blanc, qui attendent patiemment l’arrivée desacheteurs, le coude appuyé sur le col de leurs cavales.
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