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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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DAMAS.

voie mi-dessus de sa tète en colonnes fantastiques.

Ces bains, comme cela arrive toujours, sont surtoutun lieu de rendez-vous et de plaisir pour les tommes,qui viennent y chercher une distraction a la vie mono-tone du harem. Condamnées à cacher sans cesse sousun vêtement informe léclat de leur visage et de leurparure, et les grâces de leurs corps, elles trouvent la unpetit dédommagement pour leur vanité éternellementcomprimée. A des heures lixes les bains ne souvrentque pour elles. Dans les occasions solennelles, ellessinvitent souvent à un bain comme chez nous a unefête. Elles y viennent toujours parées de leurs plus richesdiamants et de leurs plus beaux costumes. Dans cesanctuaire discret, elles peuvent rejeter le voile et lemanteau importun, et laisser admirer lélégance deleur parure. Mais cest lorsque la robe glisse lentementle long de leur taille élancée, quelles attirent surtoutles regards jaloux de leurs compagnes ; alors les quo-libets et les louanges pleuvent de toutes parts, et plusdune, restée debout dans toute la splendeur de sa nu-dité , a senti le rouge de lorgueil lui monter au visageen entendant murmurer autour delle les mots de zarifji(belle) et de mashallah (merveille de Dieu ), qui équi-valent à cette exclamation turque de pek-guzel, qui