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la Syrie d’un simple acte de volonté pour secouer latutelle impuissante de ces étrangers; mais l’influenceénergique des idées religieuses contient les esprits; cen’est pas la force matérielle du sultan qui les arrête,c’est le caractère sacré dont il est revêtu ; ceux quifrapperaient sans remords le chef de l’empire ottoman inclinent le front devant le vicaire de Mahomet , omhrede Dieu sur la terre.
l.a nouvelle des premiers essais de réforme tentéspar le sultan Mahmoud produisit a Damas une fermen-tation extraordinaire. Le prestige de la sainteté reli-gieuse cessait de couvrir la majesté impériale. Aussilorsque, plus tard , l’année de Méhémel-Ali révolté seprésenta devant Damas , les Égyptiens furent considéréscomme des vengeurs envoyés par le ciel. Ces hommessimples s’imaginaient que c’était pour la cause de lareligion que combattait celui qui voulait ressusciter l’em-pire des khalifs. Quand ils s’aperçurent de leur méprise,il n’était plus temps; ils rencontrèrent, au lieu du scep-tre débile de Mahmoud, cette verge de fer que Méhemctet Ibrahim promènent sur les pays conquis. Ils se rési-gnèrent. D’ailleurs, de quelque côté qu’ils tournassentla tête, vers l’Iîgypte ou vers la Turquie , ils se heur-taient toujours a cette civilisation impie qui menaçait