DAMAS.
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de renverser les saintes coutumes du passé. A toutprendre , mieux valaient les Égyptiens que les Francs ;et ils regardent encore avec effroi cette porte qu’ils ontfait murer, parce qu’un prophète a prédit qu’elle s’ou-vrirait un jour devant les armées des Francs victorieux.
Toutefois, malgré la résistance du fanatisme , lepassage des Egyptiens à Damas a laissé des traces pro-fondes ; les étrangers peuvent, mieux que personne,en apprécier les effets salutaires. Avant cette époque,ils étaient soumis à des formalités humiliantes ; ils de-vaient quitter leurs armes et descendre de cheval pourentrer dans la ville. Depuis la domination égyptienne,on entre a Damas comme dans Constantinople ; on peutparcourir la ville et les bazars sans avoir a craindre lamoindre insulte ; le peuple s’est habitué ii la présencede ces giaours qu’il regardait comme de mauvais gé-nies. Tes Damasquins paraissent même avoir un carac-tère bienveillant, et il est probable qu’on finira paroublier tout a fait le vieux proverbe arabe Châmichoumi (Damasquin méchant).
Le climat de Damas est très-sain ; les eaux abon-dantes qui arrosent la plaine ne nuisent pas à la salu-brité de l’air, parce qu’elles ne séjournent point sur lesol Les sept rivières et leurs affluents vont se réunir,
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