DAMAS.
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a quelques lieues de la ville, en un (leuve qui porte lenom de Baradi ou Baradji. Toute cette masse d’eau seperd dans un lac appelé Bahr-el-Merj, la mer du Pré,qui est sans issue comme la mer Morte .
Autour de la ville sont dispersés les jardins des richeshabitants de Damas ; ils sont ornés de jolis kiosks etoffrent des asiles délicieux à la paresse et a la rêveriedes promeneurs. De clairs ruisseaux y forment de gra-cieux méandres au milieu d’arbres magnifiques et debuissons d’arbres touffus ; on les voit s’enfuir au loinsous une voûte de sombre verdure ; ça et l'a sont ména-gés des lieux de repos qui invitent aux douces extasesdu kief. Ces jardins sont la promenade favorite desfemmes de Damas, qui viennent y respirer l’air fraisdu matin tout imprégné du parfum des plantes.
Bien n’égale l’amour des habitants de Damas pourcette terre privilégiée qui leur prodigue scs richessesavec tant de magnilicence. Leurs désirs ne franchissentpas l’horizon de ces beaux jardins. Aussi, chaque an-née , est-on obligé d’employer des moyens violents pourfaire les nouvelles levées de troupes. L’exécution de laloi rencontre une résistance extraordinaire. Les enfantsde cet heureux pays ne se soucient guère d’échanger leurexistence tranquille contre l’agitation de la vie militaire.