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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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BAALBEK .

-2ül

lière souvrit devant nous, et nous cherchâmes un abripour la nuit sous un misérable hangar rempli de chè-vres et de moutons. Nous fûmes aussitôt entourés detous ces montagnards sauvages qui venaient â nous,vaincus par la curiosité. Nous leur fîmes les honneursde notre hangar avec beaucoup de politesse ; mais lafatigue dune marche de onze heures nous invitait ilcongédier ces visiteurs un peu suspects.

Le soleil levant nous trouva sur le chemin de Baalbek .Après une route de trois lieues faite à travers des crêtesardues ou des vallées semées darbres chétifs , nousdébouchâmes tout â coup sur un plateau occupé par unvillage. En face de nous, le Liban se dressait de toutesa hauteur; â nos pieds sétendait la plaine de la Bkaaresserrée entre ces deux chaînes de montagnes.

Cette vallée, qui est lancienne Cœlésyrie des Romains,sépare le Liban de lAntiliban ; sa situation semblait luipromettre une fertilité prodigieuse ; enfermée par desmontagnes, elle na point a redouter les malignes in-tluences des vents ; un lleuve qui la traverse peut fécon-der ses sillons ; ses champs appellent de riches mois-sons. Et cependant elle ne présente a lœil quunesuite de champs dévastés et de steppes incultes.

De temps en temps seulement, du pied de la mou-