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lagne, s’avance dans la plaine grise et une un promon-toire de verdure qui témoigne de la présence de quelquevillage. Les habitants découragés par les exactions despachas et de leurs fermiers, pressés entre les diverspartis qui divisent le pays, chassés de leurs villages parle désespoir et la misère, sont allés se jeter dans lamontagne, où ils espèrent trouver un asile contre labrutalité des possesseurs. Les vainqueurs sont demeu-rés maîtres du terrain , mais d’un terrain inerte quirefuse ses richesses a ces hommes impitoyables.
De l'a, trois lieues seulement nous séparaient doBaalbek . La route longe la hase de l’Antiliban , en sui-vant les petits coteaux formés par les derniers ressautsde la montagne.
Vers la moitié du chemin, nous traversâmes un nou-veau village placé sur le versant d’une de ces collines,a l’endroit où elle était coupée par une fissure de lamontagne. Au fond de la vallée, une petite sourcealimente une pièce d’eau, près de laquelle se déroulaittoute une scène de vie pastorale. Kn ce moment, lesArabes y venaient abreuver leurs troupeaux, au retourde la plaine. Les chèvres et les moutons se pressaientsur les bords , pendant que les femmes lavaient leurspieds dans le ruisseau, et que les cavaliers laissaient
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