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Les monuments sont enfermés dans une petite cita-delle. Deux lignes de remparts dont ou voit encore lesvestiges la reliaient autrefois au système de fortifica-tions destiné à défendre la ville. Aujourd’hui, il nereste plus de ces murs que quelques pierres éparsessur le sol ; les maisons ont été démolies, en sorte quela citadelle s’élève isolée à quelques centaines de pasdes masures qui composent le village moderne deBaalbek .
(in ruisseau, dont l’eau limpide laisse voirie lit cail-louteux, coule au pied des remparts qui soutiennentles temples. Il se replie gracieusement autour de leurenceinte, et les enveloppe de deux côtés, comme d’unfossé naturel.
Quelques arbres isolés s’élèvent entre la citadelle etles dernières maisons; mais, du côté opposé, de nom-breux groupes de noyers réjouissent les yeux lassés dela stérilité monotone de la plaine.
Sur la façade qui regarde le village, se montre à nule mur d’un temple dépouillé des colonnes qui soute-naient son portique. Au-dessus de lui apparaissent sixgrandes colonnes, derrière lesquelles on aperçoit dansle lointain le Liban dont les lianes ont une couleur decendre rougie. Nous commençâmes par faire le tour