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pilastres d’ordre composite ornés d’une guirlande enfeuille de chêne. La calotte de la niche renfermait unecoquille de forme gracieuse soutenue par une friserichement ornementée, égale a la hauteur des chapi-teaux des pilastres.
Au-dessus, une corniche s'avânçait en saillie, suppor-tant a ses deux extrémités deux colonnettes surmontéesd’un fronton triangulaire. Cette seconde partie formaitle tabernacle.
Toutes ces ouvertures devaient contenir des statues ;mais il paraît fort douteux qu’elles aient jamais étéremplies; car, on n’en découvre pas la moindre traceparmi les débris qui jonchent le sol.
Le même style régnait dans les deux cours: — co-lonnes de granit d’un seul bloc et d’ordre corinthien ;entablements dont les corniches sont découpées defeuilles d’acanthe entremêlées de têtes de griffons;dont les frises représentent des têtes de taureaux uniespar des festons de fruits et de Heurs qui font place dansleur courbe gracieuse a de petites têtes sculptées enbosse.
Cette description générale peut donner une idée duspectacle qui frappe les yeux quand on pénètre au mi-lieu de ces ruines. Pendant les guerres du moyen âge,