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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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les statues. Le pavé du temple est encombré dherbespariétaires et de morceaux de sculpture brisés, au mi-lieu desquels on reconnaît encore les bases destinées àsupporter les arcades des nefs intérieures, alors que letemple avait été converti en église chrétienne.

Voilà quel spectacle présentent à peu près les ruinesde Baalbek : lénormité des matériaux , la richesse desornements, et surtout la situation de ces temples aumilieu dune plaine presque déserte, entre deux hautesmontagnes, en font un tableau plein de caractère et degrandeur. Ces autels élevés au culte du soleil sous ceciel lumineux, dans cette atmosphère embrasée, sem-blent environnés dune certaine terreur religieuse.sont les générations qui ont soulevé ces pierres énor-mes? Quest devenue la ville qui florissait à lombre deces temples? Les aigles seuls, ces fiers oiseaux quiavaient le privilège de regarder en face la figure étince-lante de liaal, viennent souvent visiter ses autels aban-donnés , et se posant sur le chapiteau de quelque co-lonne, comme des sculptures de bronze, ils agitentleurs grandes ailes, et réveillent les échos de ces por-tiques mystérieux.

La profonde obscurité qui enveloppe lorigine de cesmonuments ajoute encore à la surprise et à ladmira-

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