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lion du voyageur. On s’étonne de trouver à peine dansles historiens contemporains le nom d’une ville assezimportante pour mériter de pareils édifices, de cetteIléliopolis de Syrie , où une civilisation excessive avaitamené la communauté des femmes. La légende popu-laire attribue ces édilices a Salomon, qui est le hérosmerveilleux de la Syrie . D’après les historiens romains,ils remonteraient seulement a l’époque d’Antonin-le-Pieux. Jean d’Antioche raconte que cet empereur « lit:< bâtir dans la ville d’iléliopolis, près du Mont-Liban,« en Phénicie, un temple qui passait pour une des mer-« veilles du monde. » Cela s’applique probablement, autemple de Jupiter qui est encore debout. Mais a quifaut-il attribuer la construction des autres monuments,surtout de ce temple du soleil, qui diffère essentielle-ment, par sa disposition, du plan ordinaire des templesromains ?
Ce qui nous a frappés, c’est que le temple de Jupiter,et celui dont il ne reste que six colonnes, portent l’em-preinte irrécusable de la décadence de l’art. Ils éton-nent les yeux par l’énormité des dimensions, au lieude satisfaire le goût et la raison par de sages propor-tions qui unissent la grâce à la solidité ; la profusiondes ornements y remplace le lini d’exécution ; et. la