BAALBKK.
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salifies moyens de le prendre. De son côté, hhandjara rassemblé trois cents cavaliers et est venu se posterau pied du Liban , déclarant qu’il couperait la tête aunouveau gouverneur s’il mettait le pied sur le terri-toire de lîaalbek. Celui-ci n’ose pas avancer plus loinque Zaklé. lit voilà pourquoi le prince Kliandjar fumeson chibouk sur un toit, au milieu de ses chèvres, re-gardant si son cousin ne passe pas dans la plaine.
Nous traversâmes bientôt un second village ; déjàquelques massifs d’arbres annonçaient l’approche d’unpays cultivé ; une certaine apparence de vie animait lepaysage, linlin nous armâmes, entre deux baies deverdure, dans la ville de Zaklé, six heures après notredépart de Iiaalbek.
lïlle compte cinq ou six mille habitants, tous chré-tiens, qui ont une réputation méritée de bravoure etd’énergie. Dans toutes les échauffourées de la guerrecivile, ils se sont distingués par leur intrépidité. Zakléest bâtie sur la dernière ondulation que forme lamontagne en venant se joindre à la plaine. Un ruis-seau fertilise ses environs. Ses bords ont un aspect guiet pittoresque. Tout le pays a un air d’aisance : lesmaisons y sont moins tristes que dans le reste de lacontrée ; et dans les rues s’agite une population d’hom-