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fense de leurs droits, devaient peut-être s’égorger lelendemain, au profit des Anglais et des Turcs! Ilsuffirait pourtant de la simple présence de l’émir lieshirpour réunir sous un même étendai t ces peuplades liéespar tant d’intérêts communs. Mais la Turquie verraitd’un œil jaloux s’élever un peuple puissant, capable derésister un jour a son oppression. Elle suscite entreeux de sourdes querelles ; elle sème des germes de dis-corde , et quand la guerre civile éclate, que les villagessont en feu, que les champs incultes se couvrent decadavres, elle se réjouit; chaque pays rendu a la soli-tude rentre sous sa puissance.
D’autre part, la prévoyante Angleterre, qui craint devoir un jour la route de l’Égypte se fermer au com-merce indien, cherche à se ménager un passage par laSyrie , mais elle ne peut espérer d’y réussir qu’en dé-truisant un peuple dévoué à la France .
Voila donc la Turquie et l’Angleterre qui donnent aumonde le spectacle monstrueux d’un peuple ignorant etfanatique et d’une nation libérale, unis pour exterminerune peuplade chrétienne qui seule représente en Orientla cause de la civilisation !
Pressée entre tant d’ennemis, cette nation malheu-reuse succombe, et, dans un dernier effort, tend les
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