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D'Athènes à Baalbek (1844) / par Charles Reynaud
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BAALBEK .

lations; au delà, se déployaient les horizons infinis dela mer; entre les rôles saillantes de la montagne, plusvivement éclairées, s'ouvraient des vallées pleinesdombre au fond desquelles un ruisseau traçait uneligne blanche; sur chaque plateau , au milieu des forêtsde pins, on distinguait, à leur couleur plus claire, lesvignes découpées capricieusement par de petits sentiers ;dans le lointain, apparaissaient quelques villages, aumilieu de champs de mûriers et de figuiers.

En ce moment le soleil était suspendu à quelquespieds au-dessus de la mer, comme un globe rouge, aumilieu dune lourde vapeur, et colorait la montagne detons éclatants.

A quelques centaines de pas au-dessous de la plushaute cime, un khan est placé à labri dun groupe derochers, auprès dune belle fontaine. Nous devions ypasser notre dernière nuit sous le ciel de la Syrie .

Assis sur les rochers qui environnent le khan, nouscontemplions avec tristesse le spectacle magnifique quise déployait devant nous ; les scènes dont nous avidnsété témoins nous préoccupaient vivement; nous son-gions involontairement aux horreurs de la guerre civilequi déjà se préparait sourdement. Ces Druses et cesMaronites que nous venions de voir unis pour la-