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6 AVERTISSEMENT.
Jacques y suit sa maxime « cl’honoreiT’auteur et de» foudroyer l’ouvrage. » Il y réunit tous les genresque permet la polémique, ajoutant, suivant l’occa-sion , à une logique pressante une ironie fine et pi-quante sans amertume. « Il y a dans cet écrit, disoit» Grimm , des choses d’une grande éloquence , des» raisonnements d’une grande force, et, ce qu’il y» a de plus singulier, une légèreté de plaisanterie» qui n’appartient pas au citoyen de Genève (*). La» conversation de l’archevêque avec le janséniste» de la rue Saint-Jacques est faite dans un si bon» goût de plaisanterie , qu’on la croiroit de M. de» Voltaire. »
On blâma le titre que prit dans sa réponse Rous-seau , qui paroissoit traiter d’égal à égal un prélatpair de France. On prétendit qu’il y avoit de l’os-tentation dans ce titre, parce qu’il opposoit à l’énu-mération fastueuse des qualités de l’archevêque,celle de citoyen de Genève, la seule qu’il prenoit
(*) Parce qu’il ne vouloit pas s’en saisir , et que ses médi-tations l’éloignoient de ce genre, dans lequel il auroit excellés’il l’avoit voulu. Assez de preuves justifient cette opinion.Outre la conversation dont parle Grimm, nous citerons laReins fantasque , la Lettre sur le professeur de danse Marcel,du 1 er mars ij 63 , celles à M. Cartier, du 10 juillet 1759, JM. le comte de Lastic , du 3 o décembre 1754 , modèle d’unesanglante ironie employée pour punir une iniquité révol-tante ; et d’autres lettres que nous ferons remarquer dans lacorrespondance. La cinquième Lettre de la Montagne olfreencore une preuve , dans la manière plaisante dont Voltaireest mis en scène.