MANDEMENT.
qui a pour titre, Émile ou de l’Éducation. Du seinde l’erreur il s’est élevé un homme plein du langagede la philosophie , sans être véritablement philoso-phe ; esprit doué d’une multitude de connoissancesqui ne l’ont pas éclairé , et qui ont répandu des té-nèbres dans les autres esprits; caractère livré auxparadoxes d’opinions et de conduite , alliant la sim-plicité des mœurs avec le vaste des pensées, le zèledes maximes antiques avec la fureur d’établir desnouveautés , l’obscurité de la retraite avec le désird’être connu de tout le monde : on l’a vu invectivercontre les sciences qu’il cultivoit , préconiser l’ex-cellence de l’Évangile dontildétruisoitles dogmes,peindre la beauté des vertus qu’il éteignoit dansl’âme de ses lecteurs. Il s’est fait le précepteur dugenre humain pour le tromper, le moniteur publicpour égarer tout le monde, l’oracle du siècle pourachever de le perdre. Dans un ouvrage sur l’Inéga-lité des conditions il avoit abaissé l’homme jusqu’aurang des bêtes ; dans une autre production plus ré-cente il avoit insinué le poison de la volupté en pa-roissant le proscrire : dans celui-ci, il s’empare despremiers moments de l’homme afin d’établir l’em-pire de l’irréligion.
II. Quelle entreprise, M. T. C. F. ! L’éducationde la jeunesse est un des objets les plus importantsdelà sollicitude et du zèle des pasteurs. Nous savonsque, pour réformer le monde, autant que le per-mettent la faiblesse et la corruption de notre nature,il sulïiroit d’observer, sous la direction et l’impres-sion de la grâce, les premiers rayons de la raison