MANDEMENT.
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qui s’est faite dans notre nature; on perd de vue lerayon de lumière qui nous fait connoître le mystèrede notre propre cœur. Oui, M. T. C. F., il se trouveen nous un mélange frappant de grandeur et de bas-sesse , d’ardeur pour la vérité et de goût pour l’er-reur, d’inclination pour la vertu et de penchantpour le vice. Étonnant contraste, qui, en décon-certant la philosophie païenne , la laisse errer dansde vaines spéculations ! contraste dont la révélationnous découvre la source dans la chute déplorablede notre premier père ! l’homme se sent entraînépar une pente funeste ; et comment se roidiroit-ilcontre elle, si son enfance n’étoit dirigée par desmaîtres pleins de vertu, de sagesse, de vigilance,et si, durant tout le cours de sa vie, il ne faisoitlui-même, sous la protection et avec les grâces deson Dieu , des efforts puissants et continuels ? Hélas îM. T. C.F., malgré les principes de l’éducation laplus saine et la plus vertueuse , malgré les promessesles plus magnifiques de la religion et les menacesles plus terribles , les écarts de la jeunesse ne sontencore que trop fréquents, trop multipliés ! dansquelles erreurs, dans quels excès, abandonnée àelle-même, ne sc précipiteroit-elle donc pas? C’estun torrent qui se déborde malgré les digues puissan-tes qu’on lui avoit opposées: que seroit-ce donc sinul obstacle ne suspendoit ses flots et ne rompoitses efforts ?
TV. L’auteur A'Emile, qui ne reconnoît aucunereligion, indiqué néanmoins, sans y penser, la voiequi conduit infailliblement à la vraie religion :
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