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16 (1830) Lettre à M. de Beaumont / de J.J. Rousseau ; mises dans un nouvel ordre avec des notes historiques, et des éclaircissements; par V.D. Musset-Pathay
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AVIS DE LÉDITEUR.

deux cents. Il avoit le droit de faire grâce , de bat-tre monnoie , jugeoit en second ressort les procèscivils, présentoit au Conseil général les candidatspour les premières charges de la république, et fai-soit au petit Conseil, qui étoit tenu den délibérer,toutes les propositions quil jugeoit convenables aubien de létat j mais lui-même ne pouvoit délibéreret prendre une décision que sur les questions quilui étoient portées par le petit Conseil,

» 4° Le Conseil des Soixante , formé des mem-bres du petit Conseil et de trente-cinq membres duDeux-cents , ne sassembloit que pour délibérer surles affaires secrètes et de politique extérieure. Cé-toit moins un ordre dans létat, quune espèce decomité diplomatique, sans fonctions spéciales et sansautorité réelle.

» 5° Enfin, le Conseil général ou Conseil souve-rain, formé de tous les citoyens et bourgeois sansexception, avoit seulement le droit dapprouver oude rejeter les propositions qui lui étoient faites , etrien ny pouvoit être traité sans lapprobation duDeux-cents. Dailleurs aucune loi ne pouvoit êtrefaite, ni aucun impôt perçu sans la participation duConseil général, qui de plus avoit le droit de guerreet de paix.

« Un Procureur général , pris dans le Conseil desDeux-cents , mais qui nétoit attaché à aucun corpsen particulier, faisoit office de partie publique pourla poursuite des délits, pour la surveillance des tu-tèles et curatèles, pour défendre et soutenir en toutechose les droits du fisc et du public en général.C e-