Band 
Tome I.
Seite
149
JPEG-Download
 

14U

PllEMIEU DIALOGUE.

pcnsoit alors, et mieux je rechercherai les causesdun changement si tardif et si extraordinaire. Demême, pour me décider sur ses pillages en musi-que , ce ne sera ni à M. dAlembert, ni à ses sup-pôts , ni à tous vos messieurs , que je madresserai ;mais je ferai chercher sur les lieux, par des per-sonnes non suspectes, cest-à-dire qui ne soient pasde leur connoissance , s'il y a des preuves authen-tiques que ces ouvrages ont existe avant que Jean-Jacques les ait donnés pour être de lui.

Voilà la marche que le bon sens moblige de suivrepour vérifier les délits, les pillages , et les imputa-tions de toute espèce dont on na cessé de le chargerdepuis la formation du complot, et dont je naper-cois pas auparavant le moindre vestige. Tant quecette vérification ne me sera pas possible, rien nesera si aisé que de me fournir tant de preuves quonvoudra auxquelles je naurai rien à répondre , maisqui uopèreront sur mon esprit aucune persuasion.

Pour savoir exactement quelle loi je puis donnerà votre prétendue évidence , il faudroit que je con-nusse bien tout ce quune génération entière, liguéecontre un seul homme totalement isolé, peut fairepour se prouver à elle-même de cet liomme- toutce quil lui plaît, et, par surcroît de précaution , ense cachant de lui très-soigneusement. A force detemps, dintrigue et dargent, de quoi la puissance"et la ruse ne viennent-elles point à bout, quandpersonne ne soppose à leurs manœuvres, quandrien narrête et ne contre-mine leurs sourdes opéra-tions? A quel point ne pourroit-ou point tromper

13 .