SECOND DIALOGUE.
ICI
Itot'ss. Elle n’est pas bien recherchée , commevous allez voir.
( Il lit. ) « J’ai besoin de vous voir , de vous con-» noitre , et ce besoin est fondé sur l’amour de là» justice et de la vérité. On dit que vous rebutez» les nouveaux visages. Je ne dirai pas si vous avez» tort ou raison ; mais , si vous êtes l'homme de vos» livres, ouvrez-moi votre porte avec confiance;« je vous en conjure pour moi, je vous le conseille« pour vous ; si vous ne l’étes pas, vous pouvez» encore m’admettre sans crainte, je ne vous iin-» portnnerai pas long temps. »
Réponse. « Vous êtes le premier que le motif qui» vous amène ait conduit ici : car, de tant de gens» qui ont la curiosité de me voir, pas un n'a celle de» me connoîtrc; tous croient me conuoitre assez.» Venez donc, pour la rareté du fait. Mais que me11 Voulez-vous, et pourquoi me parler de mes livres?a si, les ayant lus, ils ont pu vous laisser en doute» sur les sentiments de l'auteur, ne venez pas ; en» ce cas je ne suis pas votre homme, car vous ne« sauriez être le mien. »
La conformité de cette réponse avec mes idéesne ralentit pas mon zèle. Je vole à lui, je le vois....Je vous l’avoue ; avant même que je l'abordasse,en le voyant j’augurai bien de mon projet.
Sur ces portraits de lui, si vantés , qu'on étalede toutes parts, et qu’on prônoit comme des chefs-d'œuvre de ressemblance avant qu’il revînt à Paris ,je m'attendois à voir la figure d’un Cyclope affreuxcomme celui d’Angleterre, ou d’un petit crispiu
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